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Les Bourses asiatiques ont connu une chute brutale, ce jeudi 3 avril au matin, après les nouvelles annonces du président américain Donald Trump. Dans le cadre de sa politique commerciale agressive, il a décidé d’imposer des droits de douane massifs sur les importations en provenance de plusieurs pays asiatiques.
Si la Chine reste la principale cible avec un tarif punitif de 54%, d’autres partenaires historiques des États-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, Taïwan ou l’Inde ne sont pas épargnés.
L’Asie sur la liste des « dirty 15 », les « mauvais » 15, ces États accusés par Washington de désavantager l’économie américaine. Conséquence : des taxes allant de 24% à 49% s’abattent sur leurs exportations. Le Vietnam se voit infliger 46% de droits de douane, le Cambodge 49%, et la Thaïlande 36%. Même les alliés traditionnels comme le Japon, Taïwan ou la Corée du Sud ne bénéficient d’aucun passe-droit, avec des tarifs oscillant entre 24% et 32%.
Des tentatives de conciliation restées vaines
Face à cette menace, plusieurs gouvernements asiatiques avaient tenté d’anticiper la crise en adoptant une posture conciliante. Le Vietnam, très dépendant de l’exportation manufacturière, avait décidé de réduire préventivement ses taxes douanières sur certaines marchandises américaines comme les voitures et le bois. De son côté, l’Inde de Narendra Modi, qui avait pourtant affiché sa grande proximité avec Donald Trump lors de sa visite à Washington, avait également proposé des baisses de droits de douane sur près de 23 milliards de dollars d’importations américaines.
Stratégie similaire, mais un peu plus poussée pour la Corée du Sud et Taïwan, qui misent sur leur dépendance au parapluie nucléaire américain pour assurer leur défense face à la Chine et à la Corée du Nord. Le gigantesque conglomérat Hyundai avait annoncé un investissement de 21 milliards de dollars aux États-Unis, incluant l’ouverture d’une nouvelle aciérie en Louisiane. Taïwan, et son géant des semi-conducteurs TSMC, était allé encore plus loin en promettant 100 milliards d’investissements aux États-Unis. Autant de concessions qui n’auront finalement pas suffi à dissuader Washington de mettre en place ces sanctions.
Les conséquences risquent d’être particulièrement sévères pour les économies asiatiques axées sur l’exportation, comme en témoigne la chute des principales places boursières. Mais les effets ne se limiteront pas à l’Asie : les consommateurs américains eux-mêmes vont rapidement ressentir l’impact de ces mesures.
Le secteur automobile est en première ligne, avec une taxe supplémentaire de 25%. Les constructeurs japonais et sud-coréens, largement implantés aux États-Unis et au Mexique, seront affectés. Mais les marques américaines ne seront pas épargnées, notamment celles dont les batteries sont fabriquées en Chine. Allié à la production des puces électroniques à Taïwan et en Corée du Sud, cela va entraîner une très forte hausse des prix sur de nombreux appareils technologiques.
L’Inde, qui exporte des bijoux et alimente l’industrie pharmaceutique américaine, ainsi que le Vietnam, où Nike produit 50% de ses chaussures, risquent de voir leurs industries locales sévèrement impactées.
Si les économies asiatiques accusent déjà le coup, les consommateurs américains pourraient rapidement en ressentir les effets sur leurs achats quotidiens.
Par Nicolas Rocca
rfi
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