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Les États-Unis ont empêché mercredi 20 novembre le Conseil de sécurité de l’ONU d’appeler à un cessez-le-feu « immédiat, inconditionnel et permanent » à Gaza. Washington met un nouveau veto en soutien à leur allié israélien dénoncé avec force par les Palestiniens.
« Il n’y a aucune justification possible à un veto contre une résolution tentant de stopper les atrocités », a lancé l’ambassadeur palestinien adjoint à l’ONU Majed Bamya. « Nous sommes humains et nous devrions être traités comme tels », a-t-il ajouté en tapant du poing sur la table du Conseil, jugeant que le texte bloqué n’était déjà que « le strict minimum ».
L’Autorité palestinienne a jugé que le veto américain « encourage Israël à poursuivre ses crimes contre des civils innocents en Palestine et au Liban », a réagi l’Autorité palestinienne dans un communiqué diffusé par l’agence nationale Wafa.
Les Palestiniens plaidaient en effet pour une résolution dans le cadre du chapitre 6 de la charte des Nations unies, qui permet au Conseil de prendre des mesures pour faire appliquer ses décisions, par exemple avec des sanctions, ce qui n’était pas le cas.
Le texte préparé par les dix membres élus du Conseil exigeait « un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent qui doit être respecté par toutes les parties » et « la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages ».
Le Hamas accuse les États-Unis d’être « directement responsables » de la « guerre génocidaire » à Gaza
« Nous avons été très clairs pendant toutes les négociations que nous ne pouvions pas soutenir un cessez-le-feu inconditionnel qui ne permette pas la libération des otages », a justifié après le vote l’ambassadeur américain adjoint Robert Wood, estimant que le Conseil aurait envoyé au Hamas « le message dangereux qu’il n’y a pas besoin de revenir à la table des négociations ». Après plus d’un an de guerre, les quatorze autres membres du Conseil n’ont pu se résoudre à l’enlisement, et même la Grande-Bretagne, son allié, ne s’est pas abstenue comme elle le fait habituellement en soutien, précise notre correspondante à New York, Carrie Nooten.
La résolution « n’était pas un chemin vers la paix, mais une feuille de route vers plus de terrorisme, de souffrance, de massacres », a commenté l’ambassadeur israélien Danny Danon, remerciant les États-Unis.
La plupart des quatorze autres membres du Conseil, qui ont tous voté pour, ont donc déploré le veto américain. « C’est une génération entière d’enfants que nous abandonnons à Gaza », a lancé l’ambassadrice slovène adjointe Ondina Blokar Drobic, estimant qu’un message uni et « sans équivoque » du Conseil aurait été « un premier pas pour permettre à ces enfants d’avoir un avenir ».
En protégeant les autorités israéliennes, « les États-Unis de facto cautionnent leurs crimes contre l’humanité », a dénoncé de son côté Louis Charbonneau, de Human Rights Watch. Le Hamas a lui accusé les Américains d’être « directement responsables » de la « guerre génocidaire » d’Israël à Gaza.
L’attaque du 7 octobre 2023 menée par des commandos infiltrés dans le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza voisine ont entraîné la mort de 1 206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP fondé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité. Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.
En représailles, Israël a lancé une campagne de bombardements massifs suivie d’une offensive terrestre à Gaza, qui ont fait au moins 43 985 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. La quasi-totalité des quelque 2,4 millions d’habitants ont été déplacés dans ce territoire en proie à un désastre humanitaire.
Des résolutions plusieurs fois bloquées par des veto
Depuis le début de la guerre, le Conseil de sécurité de l’ONU peine à parler d’une seule voix, bloqué plusieurs fois par des veto américains, mais aussi russes et chinois. Les quelques résolutions adoptées n’appelaient pas à un cessez-le-feu inconditionnel et permanent. En mars, avec l’abstention américaine, le Conseil avait ainsi demandé un cessez-le-feu ponctuel pendant le ramadan – sans effet sur le terrain -, et avait adopté en juin une résolution américaine soutenant un plan américain de cessez-le-feu en plusieurs phases accompagnées de libérations d’otages, qui n’a jamais abouti.
Certains diplomates espéraient qu’après la victoire de Donald Trump, les États-Unis de Joe Biden seraient plus flexibles dans les négociations, imaginant une répétition de décembre 2016.
À quelques semaines de la fin du mandat de Barack Obama, le Conseil avait alors adopté, pour la première fois depuis 1979, une résolution demandant à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés. Un vote permis par la décision des Américains de ne pas utiliser leur droit de veto, alors qu’ils avaient toujours soutenu Israël jusqu’alors sur ce dossier.
par rfi
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