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Les États-Unis ont mené des frappes en Syrie et en Irak après la mort de trois soldats en Jordanie

Les États-Unis ont mené des frappes en Syrie et en Irak après la mort de trois soldats en Jordanie

Au moins 18 combattants pro iraniens ont été tués vendredi dans des frappes menées dans l’est de la Syrie. Joe Biden a prévenu que ces frappes de représailles allaient «continuer».

L’armée américaine a réalisé vendredi 2 février des frappes de représailles en Syrie et en Irak, après la mort de trois militaires américains en Jordanie, visant des forces d’élite iraniennes et des groupes pro iraniens, a indiqué le Pentagone. «Notre riposte a commencé aujourd’hui. Elle continuera selon le calendrier et aux endroits que nous déciderons», a fait savoir Joe Biden par communiqué. Les bombardements ont eu lieu dans le secteur d’Al-Qaïm, à la frontière entre l’Irak et la Syrie et ont duré environ trente minutes, selon la Maison-Blanche.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), dix-huit combattants pro iraniens ont été tués dans des frappes menées dans l’est de la Syrie.

John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a affirmé que ces frappes avaient été «un succès». Le porte-parole de la Maison-Blanche a précisé que les avions américains impliqués dans l’opération, qui a visé au total 85 cibles sur sept sites différents (trois en Irak et quatre en Syrie), avaient tiré «plus de 125 munitions de précision en trente minutes environ». «Nous ne voulons plus voir une attaque de plus contre des positions ou des militaires américains dans la région», a-t-il réaffirmé.

«Si vous touchez à un Américain, nous répondrons»

Le Centcom (Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient) a précisé que les 85 sites impliquaient des centres de commandement et de renseignement, ainsi que des infrastructures de stockage de drones et de missiles appartenant à des milices et à des forces iraniennes «qui ont permis les attaques contre les forces américaines et de la coalition».

Sur le réseau social X, le président américain a confirmé ces frappes. «Les États-Unis ne veulent de conflit ni au Moyen-Orient ni ailleurs dans le monde. Mais que ceux qui veulent nous faire du mal le sachent bien : si vous touchez à un Américain, nous répondrons», a indiqué dans un communiqué Joe Biden, qui avait assisté quelques heures auparavant au retour des corps de trois militaires américains tués en Jordanie dimanche.

L’Irak dénonce une «violation de sa souveraineté»

De son côté, l’Irak a fustigé une «violation de sa souveraineté» par l’intermédiaire d’un communiqué. Un porte-parole militaire du premier ministre Mohamed Chia al-Soudani affirme craindre des conséquences «désastreuses pour la sécurité et la stabilité de l’Irak et de la région». Le général Yehia Rasool, porte-parole du premier ministre, a déclaré que ces frappes sont «une menace qui entraînera l’Irak et la région» vers une situation indésirable «aux conséquences désastreuses pour la sécurité et la stabilité de l’Irak et de la région».

Deux sources sécuritaires irakiennes ont indiqué à l’AFP qu’«un QG des factions armées dans la zone d’Al-Qaïm a été ciblé, il s’agit d’un entrepôt d’armes légères selon des informations préliminaires». Une seconde frappe, dans la région d’Al-Akachat, plus au sud et toujours près de la frontière, a visé un centre de commandement des opérations du Hachd al-Chaabi, coalition d’anciens paramilitaires rassemblant ces factions pro-Iran, d’après un responsable au ministère de l’Intérieur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Un responsable du Hachd al-Chaabi, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat, a confirmé ces deux bombardements, assurant que la frappe d’Al-Akachat, a fait «des blessés».

Les Irakiens «prévenus» par la Maison Blanche

«Nous avons prévenu le gouvernement irakien avant les frappes», a assuré vendredi un porte-parole de la Maison-Blanche, John Kirby. Il a redit que les États-Unis ne voulaient pas de «guerre» avec l’Iran. Le porte-parole a précisé que Washington n’avait eu «aucune communication», même informelle et indirecte, avec Téhéran depuis l’attaque qui a tué trois militaires américains en Jordanie dimanche dernier.

En pleine année électorale, le président démocrate Joe Biden, qui ne souhaite pas de conflit régional étendu, était sous l’intense pression de ses adversaires républicains pour riposter fermement après cette attaque de drone qui a visé une base logistique américaine. «Il est très possible que vous assistiez à une réponse graduée, pas une seule action mais potentiellement de multiples actions,» avait indiqué mercredi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Kirby. L’Iran a nié être à l’origine cette attaque qui a fait les premiers décès de militaires américains depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre.

Par Le Figaro avec AFP

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