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Les agriculteurs français, qui exigent des aides « immédiates » de plusieurs centaines de millions d’euros, poursuivent leur mobilisation jeudi. Le Premier ministre, Gabriel Attal, a réuni les ministres de l’Agriculture, de la Transition écologique et de l’Économie et de premières mesures seront annoncées vendredi.
Ils sont déterminés à ne rien céder. Les agriculteurs manifestent de nouveau leur colère jeudi 25 janvier dans toute la France, allant pour certains jusqu’à menacer de bloquer Paris, pour sommer le gouvernement de répondre sans délai à leur détresse.
Après les organisations représentatives, Gabriel Attal a réuni, dans la matinée, les ministres de l’Agriculture, de la Transition écologique et de l’Économie et de premières mesures seront annoncées vendredi.
Le temps presse d’autant plus pour le gouvernement que les « syndicats risquent d’être débordés si l’attente est trop longue », ont alerté les services de renseignement dans une note consultée par l’AFP, soulignant que « les risques de troubles à l’ordre public sont réels ».
Des viticulteurs ont ainsi forcé, jeudi matin, les portails de deux entrepôts de la grande distribution près de Béziers (Hérault), après avoir incendié des palettes dans la cour d’un grand négociant de vin, a constaté un correspondant de l’AFP. « Maintenant c’est du pain ou ça sera du plomb », proclamait une pancarte dans ce cortège de quelque 80 tracteurs ou remorques à Villeneuve-les-Béziers.
Légumes déversés et brûlés
Cette manifestation n’était pas déclarée, contrairement à celle qui a débuté dans les rues de Rennes vers 11 h avec une centaine de tracteurs et plusieurs centaines de personnes venus de toute la Bretagne à l’appel du syndicat Coordination rurale. Rejoints par quelques dizaines de marins-pêcheurs, eux aussi remontés contre les normes européennes et les charges financières croissantes, ils ont mis le cap vers la préfecture de région, avec klaxons tonitruants, fumigènes et effigies de pendus.
« On en a ras le bol car on ne vit plus de notre métier », a résumé peu avant le départ Nathalie Possémé, présidente de la Coordination rurale du Morbihan et éleveuse de poules bio. « Si on veut des aliments de qualité, il faut le payer », a-t-elle insisté.
À la périphérie de Lille, des dizaines de tracteurs avançaient aussi sur l’autoroute A1, axe européen majeur vers Paris, avec en tête une pancarte « Assez Macron, l’agriculture est en péril ». « On nous prend pour des criminels, on a des contrôles vétérinaires, phytosanitaires, il faut deux diplômes pour avoir un pulvérisateur alors qu’on a tous été formés en écoles agricoles », peste Quentin Destombes, président des Jeunes agriculteurs du Nord.
Dans le Gers, des agriculteurs ont déversé huit bennes chargées de terre, gravats, souches et branches d’arbres, étalés sur plusieurs dizaines de mètres sur l’A65 dans le sens Pau-Bordeaux. Les actions d’agriculteurs se rapprochaient également de Paris, avec une opération escargot menée par des tracteurs sur la N12 dans les Yvelines.
Symptôme du rejet des paysans français vis-à-vis d’une concurrence étrangère qu’ils jugent souvent déloyale, des manifestants ont aussi arrêté et vidé « des camions étrangers, la plupart espagnols, marocains ou bulgares » sur la N7 à hauteur de Montélimar, a indiqué à l’AFP Sandrine Roussin, présidente du syndicat FDSEA de la Drôme. « Des tomates, poivrons et avocats » ont été notamment déversés sur la route.
Au total, les agriculteurs ont organisé 77 points de blocage jeudi un peu partout en France, selon un décompte du syndicat majoritaire FNSEA. Et les sections d’Île-de-France de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé leurs adhérents à se rassembler vendredi « sur les grands axes autour de la capitale ».
Signe que la base est moteur dans cette mobilisation depuis une semaine, les organisations nationales ne se sont pour l’instant pas jointes à cet appel à bloquer l’Île-de-France. « La balle est dans le camp du gouvernement », à qui il revient « de faire qu’on évite une paralysie du pays », a estimé Arnaud Gaillot, le président des JA.
La FNSEA et les JA ont présenté mercredi soir au Premier ministre une liste de 140 revendications, allant du versement immédiat d’aides à l’allègement de contraintes environnementales.
Ce n’est « pas une base de négociations »
« Pour l’instant, rien n’est négociable », a assuré Arnaud Gaillot. La FNSEA et les JA consulteront le « terrain » pour voir si la réponse du gouvernement, attendue vendredi, est « acceptable ».
Cultivateurs et éleveurs partagent un même malaise sur leur avenir, écartelés entre désir de produire et nécessité de réduire l’impact sur la biodiversité et le climat, sur fond de revendications très diverses : marges de la grande distribution, jachères, pesticides, normes environnementales, autorisations administratives, prix du gazole…
Des annonces immédiates sont possibles, comme une ristourne sur le carburant des tracteurs.
Dans un rapport publié mercredi, les députés Hubert Ott (MoDem) et Manon Meunier (LFI) recommandent notamment « la mise en place de prix planchers pour les produits agricoles », pour « assurer un revenu minimum aux agriculteurs », mesure rejetée à quelques voix près fin novembre dans le cadre d’une proposition de loi LFI.
La FNSEA, premier syndicat agricole, a réclamé mercredi soir au gouvernement des « réponses immédiates sur la rémunération », dont une aide d’urgence aux « secteurs les plus en crise », et, à plus long terme, la mise en œuvre d’un « chantier de réduction des normes ».
« On parle de plusieurs centaines de millions d’euros », a reconnu son président Arnaud Rousseau auprès de l’AFP.
Ce n’est « pas une base de négociations », a-t-il averti, appelant le gouvernement à prendre en compte « l’intégralité » de leurs propositions.
Avec AFP
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